samedi 2 août 2014

Réponses au « retard » des pluies au Sénégal

Le retard des pluies dans l'ensemble du territoire sénégalais commence à inquiéter. Face à cette situation inédite : Est ce une opportunité ou une crise ?
Ne faut-il pas en faire une opportunité pour se passer une fois pour tout, des pluies pour notre agriculture et d’une « campagne agricole » basée sur l’arachide. D’autant plus que notre pays regorge ASSEZ d’eau (fleuve Sénégal, Lac de Guier, eaux des nappes phréatiques du maastrichtien) permettant l’irrigation de toutes sorte de spéculations (céréalières, horticoles et fruitières) pouvant assurer l’autosuffisance alimentaire. Car je ne suis pas d’avis que « L’absence de pluies hypothèque la présente campagne agricole ». Il n’y a pas une seule campagne mais des CAMPAGNES AGRICOLES (selon la filière).

Sinon (si vous n’êtes pas d’accord avec moi), le gouvernement doit mettre en place une cellule de crise (Groupe de Travail Pluridisciplinaire) qui doit réfléchir mais surtout proposer des solutions alternatives et durables au cas où la situation perdure. N’est ce pas Gouverner c’est prévoir. Pour se faire, cette cellule de crise doit mettre en place un plan stratégique selon  la démarche ou une méthodologie basée sur : évaluer, gérer et communiquer.
Evaluer : faire un état des lieux (région par région) des conséquences sociales, économiques et nutritionnelles sur les populations de ces terroirs. Surtout re-estimer les besoins (intrants déjà utilisés, semences pas encore mises sous terre,  aide alimentaire, etc.) pour une meilleure résilience des producteurs face à cette situation climatique. En un mot réadapter les politiques agricoles dans le contexte des changements climatiques.
Gérer : proposer des sorties des crises (solidarité sociale, plan d’action et promotion de cultures alternatives : à titre d’exemple faire la promotion de cultures irriguées et/ou des spéculations à faible besoin d’eau comme les pastèques. D’autant plus cette cucurbitacée se positionne de plus en plus dans le marché intérieur et des demandes en exportation).
Communiquer : Associer dans la cellule de crise les courants religieux (pour coordonner les prières de demande de pluies organisées ça et là). Ces religieux constituent avec les autres membres le Groupe de travail Pluridisciplinaire. il reviendra à ce groupe de  descendre sur le terrain AUPRES des populations pour s’enquérir de l’état des cultures affecté par la pause pluviométrique et l'applicabilité des mesures d'atténuation.

2 commentaires:

El hadji DIA a dit…

Bonjour ! Vous avez fait des propositions très audacieuses surtout quand vous dites qu’il faut prendre le manque de pluie comme une opportunité. Cela devrai être intéressant d’autant plus que ça serait une occasion étatique pour créer beaucoup d’emploi.

Cependant, il faut pas oublier que nous sommes très en retard sur la mécanisation de l’agriculture et c’est pas aujourd’hui ni demain que le manque de pluie sera une opportunité sinon un inconvénient. Et présentement, vous avez dit, je cite « gouverner c’est Prévoir » , la solution dare-dare c’est quoi ? n’oubliez pas qu’il ya nos parents paysans dans la brousse qui n’attendent pas les promesses et les beaux discours de nos dirigeants pour survivre.

Sous un autre angle, il faut noter également que la pluie est un facteur très important dans la valorisation de l’azote, de l’urée et d’autres substances qui sont très important dans les pratiques culturales

NDLR . « Aussi, pour un bon gout de certaines spéculations, il faut une certaine dose pluviale pour activer les hormones gustatives internes ».

C’est un plaisir d’avoir reçu et lu ce texte, je vous en remercie monsieur DRAME !

Boubacar DRAME a dit…

Le débat rest ouvert. Par contre je viens de découvrir ta découverte « Aussi, pour un bon gout de certaines spéculations, il faut une certaine dose pluviale pour activer les hormones gustatives internes » !